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Rabelais

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Rabelais
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13 mars 2008

Rabelais : biographie

Fils d’un avocat et gros propriétaire, François Rabelais est né en 1494. Instruit dans une abbaye selon la méthode scolastique qu’il aura en horreur, il deviendra moine à 27ans. Il étudiera le grec et échangera des lettres avec Guillaume Budé.

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Durant cette période, il fera la connaissance d’un groupe de juristes passionnés par l’humanisme avec qui il apprendra le droit. En 1523, ses livres de grecs sont confisqués par la Sorbonne qui veut empêcher l’étude des Ecritures dans leur forme originale.

Attaché à un évêque, il se familiarisera avec le monde paysan, ses dialectes et ses mœurs. Initié à la rhétorique par le poète Jean Bouchet, il complètera ses connaissances en droit à la faculté de Poitiers. Etudiant dans différentes villes de France, il apprit la médecine pour gagner sa vie et élargir sa connaissance. En 1532, Rabelais publie à Lyon, sous le pseudonyme de Maistre Alcofribas Nasier (anagramme de son nom), le Pantagruel. Profitant du succès de son œuvre, il publie deux ans plus tard le Gargantua.

Emmené en Italie en tant que médecin par le cardinal Jean Du Bellay, il put réaliser son rêve d’humaniste en visitant les ruines de Rome et en enrichissant sa connaissance des textes antiques. Devenant l’un des premiers médecins en France, il passe sa licence et son doctorat en en 1537. Il obtient un privilège royal pour imprimer librement ses livres et publie en 1546 le Tiers Livre. Après la condamnation du Quart Livre par le Parlement en 1552, on perd la trace de Rabelais qui mourut probablement vers 1553.

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13 mars 2008

son oeuvre

Le Pantagruel, publié en 1532 est inspiré d’une une énorme facétie populaire d’un auteur inconnu. Bien que placé dans une monde de gigantisme, son œuvre est remplie de petits détails de la vie réelle et présente certains chapitres qui, surpassant l’apparence bouffonne, expriment l’idéal humaniste. Publié deux ans plus tard, Gargantua précède chronologiquement le Pantagruel. Cette fois, le réalisme des mœurs prend le dessus sur le merveilleux gigantesque. Cette œuvre fourmille de souvenirs personnels mais développe aussi plusieurs questions sérieuses concernant l’éducation, la guerre, la théologie et les travers de la religion.

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Le Tiers Livre est publié en 1546. Condamné comme les deux précédents par la Sorbonne, il est pourtant vide des attaques développées dans le Pantagruel et surtout dans le Gargantua. Cette transformation est peut être due à l’affaire des Placards, à cause de laquelle le roi laissera carte blanche à la Sorbonne contre les hérétiques. Lassé du thème du gigantisme, Rabelais fait de Pantagruel un philosophe serein et indulgent.

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En 1550, l’auteur peut réimprimer ses livres et publie partiellement le Quart Livre où il introduit le thèmes des voyages transatlantiques puis en 1552 l’allégorie satirique des tensions entre protestants et catholiques, ce qui lui vaut d’être lui aussi condamné par le Parlement. Le Cinquième Livre, publié une dizaine d’année après la mort de Rabelais est la suite logique des précédents et malgré une grande ressemblance dans le style, il est difficile d’établir avec certitude si Rabelais en est l’auteur.

13 mars 2008

Pour répondre à la problématique : la guerre picrocholine

C’est dans les chapitres de la guerre picrocholine du Gargantua que Rabelais exprime l’essentiel des ses idées sur la question : opposé aux guerres de conquêtes, Rabelais, pour signifier son désaccord oppose au sage Grandgousier l’ambitieux Picrochole.

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Figure du bon prince pacifique, « le vieux bonhomme Grandgousier » est conscient de ses devoirs envers ses sujets et soucieux de leur éviter les horreurs de la guerre : « Je n’entreprendrai guerre que je n’aie essayé tous les arts et moyens de paix ; là je me résous. » (Chapitre 28) A l’inverse, Picrochole est incapable de conserver son sang-froid : « lequel incontinent entra en courroux furieux, et sans plus outre s’interroger quoi ni comment…» saisit le premier prétexte pour chercher querelle. Enfin si l’alternative de la guerre est inévitable, Grandgousier oppose une armée de métier où règne la discipline à l’armée divisée et ambitieuse de Picrochole.

Le type du souverain humaniste que prône Rabelais est assez proche de celui qu’Erasme préconise dans son Institution du prince chrétien : sage et pacifique, bon chrétien, il place, à l’instar des humanistes, l’Homme au centre des préoccupation et met son pouvoir au service de celui-ci.

Ces chapitres ont pour cadre la région natale de Rabelais et s’inspirent d’un différents qui opposa un seigneur des environs au père de l’auteur. Il semblerait aussi qu’en la personne de Grandgousier Rabelais ait voulu représenter François 1er alors que le belliqueux Picrochole ne serait autre que Charles Quint. C’est cette alternance de réalité et de fiction qui campe avec vérité la parodie épique développée par Rabelais.

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